En cours
Du 16/10/2026 au 16/01/2027

Consultation du public relative au projet de travaux de renforcement...

Situé à l’entrée du port du Guilvinec-Léchiagat, dans le Finistère, le projet concerne le confortement de la digue de Léchiagat et le renforcement des deux épis de protection du port. Ces ouvrages protègent le bassin portuaire, le chenal d’accès et les infrastructures contre les houles et les tempêtes. Ils contribuent à la sécurité des usagers et au maintien des activités de pêche.

La digue de Léchiagat, longue d’environ 638 mètres, ainsi que les deux épis de protection constituent des ouvrages essentiels au fonctionnement et à la protection du port. Les épis, constitués notamment d’enrochements et de tétrapodes en béton, permettent de dissiper l’énergie de la houle.

L’exposition permanente aux conditions maritimes a entraîné une dégradation progressive des ouvrages. Les inspections ont notamment mis en évidence une érosion du pied de la digue, avec la formation de vides sous certains éléments, des fissurations, une dégradation des bétons, une corrosion importante des équipements métalliques, ainsi que des déplacements et un dégarnissage des enrochements et des tétrapodes des épis. Une première campagne de confortement a été réalisée en 2022 sur une partie de la digue, mais n’a pas permis de traiter l’ensemble des secteurs concernés. Le présent projet constitue donc la deuxième phase de confortement, destinée à poursuivre et achever la sécurisation des ouvrages.

Le projet poursuit plusieurs objectifs : maintenir la protection du port contre la houle, assurer la stabilité des ouvrages, sécuriser les accès portuaires, préserver les activités de pêche et prolonger durablement la durée de vie des infrastructures. Les travaux sont conçus pour une durée de service de référence de 100 ans et amélioreront la résistance des ouvrages aux tempêtes et aux évolutions climatiques.

Sur la digue, les interventions porteront sur les zones affectées par l’érosion en pied d’ouvrage, qui seront stabilisées grâce à des ancrages, à un dispositif drainant et au comblement des vides par du béton. Les parties de béton dégradées seront purgées. La digue sera renforcée par des éléments préfabriqués en béton armé. La dalle supérieure sera reconstruite et les équipements métalliques fortement corrodés, tels que les garde-corps, échelles, grilles et organeaux, seront remplacés.

Les deux épis de protection seront également renforcés. Les talus seront rechargés en enrochements, certains tétrapodes seront repositionnés et les bétons dégradés seront réparés. Sur l’épi nord, des travaux complémentaires permettront de renforcer la partie supérieure et le mur chasse-mer, ainsi que d’améliorer l’évacuation des pressions à l’intérieur de l’ouvrage. Environ 3 500 tonnes d’enrochements seront nécessaires pour les deux épis.

Le chantier comprendra des interventions à terre, maritimes et subaquatiques, avec des moyens nautiques spécialisés et, au besoin, des plongeurs. Il tiendra compte des marées, de la météo, de l’état de la mer et du maintien des activités portuaires. Les travaux sont prévus en deux phases, d’avril à octobre 2027 puis d’avril à octobre 2028, avec une interruption hivernale entre novembre 2027 et mars 2028, selon les conditions météorologiques et maritimes. Le coût prévisionnel de l’opération est estimé à 2,85 millions d’euros HT.

Une attention particulière est portée à la préservation de l’environnement marin. Le projet s’inscrit dans un secteur portuaire existant et fortement artificialisé, sans création de nouvelle infrastructure ni modification du tracé des ouvrages. Le choix de réhabiliter les ouvrages existants permet de limiter les démolitions, les déchets et les besoins en matériaux neufs.

Pendant les travaux, des mesures permettront de préserver la qualité des eaux : récupération des gravats et résidus de béton, absence de rejet dans le milieu naturel, stockage sécurisé des produits polluants, gestion des déchets et, si nécessaire, mise en place de barrages limitant la dispersion des matières en suspension.

Le projet prend également en compte les enjeux liés aux herbiers de zostères présents à proximité. Les principales incidences identifiées concernent la phase de travaux sur ces habitats ; les autres incidences sont temporaires, localisées et réversibles. Les mesures d’évitement, de réduction, de compensation et de suivi prévues permettront de limiter les impacts des travaux et les risques de pollution. Le projet, réalisé dans un site portuaire existant et sans emprise nouvelle, ne présente pas d’incidence environnementale notable permanente.

Cette opération permettra de pérenniser les ouvrages de protection, de renforcer la sécurité des activités portuaires et de pêche et d’adapter durablement ces infrastructures aux contraintes maritimes et climatiques, tout en intégrant les enjeux environnementaux.

Département(s) concerné(s) : Finistère (29) Type : Divers

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