Demande de permis de construire d’une centrale agrivoltaïque (n...
Le projet agrivoltaïque de la Fontaine consiste à créer une centrale solaire agrivoltaïque sur la commune de Villiers-Saint-Georges (Seine-et-Marne), sur un terrain utilisé pour l'élevage de poules pondeuses en plein air de la SCEA Pré de la Fontaine. D'une superficie d'environ 26 hectares et d'une puissance pouvant atteindre 17 MWc, l'installation produira une quantité d'électricité renouvelable équivalente à la consommation annuelle d'environ 4 500 foyers soit près de 10 % de la consommation électrique du Provinois.
Le projet repose sur le principe de l'agrivoltaïsme, qui consiste à associer sur une même parcelle une activité agricole et une production d'énergie solaire. Les installations solaires présentent une réelle complémentarité avec l'élevage de poules pondeuses. Les panneaux apportent de l'ombrage aux animaux lors des périodes de fortes chaleurs, favorisent une meilleure répartition des poules sur l'ensemble du parcours, limitent localement l'érosion des sols et contribuent au maintien d'un couvert végétal plus résistant en période estivale. Cette approche vise ainsi à accompagner l'adaptation de l'exploitation agricole au changement climatique tout en produisant une énergie décarbonée.
Les panneaux photovoltaïques seront installés sur des structures mobiles de type « trackers », capables de suivre la course du soleil afin d'optimiser la production d'électricité. Leur hauteur et leur espacement ont été conçus pour maintenir les usages agricoles du site et permettre la libre utilisation du parcours par les animaux et le passage des engins agricoles nécessaires à l'exploitation. La perte de surface agricole directement occupée par les installations reste très limitée, représentant moins de 0,5 % de la surface concernée.
La phase de construction est estimée entre 12 et 14 mois. Une fois mise en service, la centrale sera exploitée pendant au moins 30 ans. L'entretien du site reposera principalement sur des opérations de maintenance des équipements et sur la gestion de la végétation, sans recours à des produits phytosanitaires.
L'étude d'impact a analysé les effets potentiels du projet sur l'environnement, le paysage, les ressources en eau, la biodiversité et le cadre de vie. Les principaux enjeux identifiés concernent certaines espèces présentes à proximité des lisières boisées ainsi que l'intégration paysagère du projet. Pour réduire ces impacts, plusieurs mesures sont prévues : conservation et un renforcement important des haies existantes, adaptation du calendrier des travaux aux périodes sensibles pour la faune, gestion écologique des espaces enherbés, suivi environnemental du site et aménagements favorables à la biodiversité. Après mise en œuvre de ces mesures, les impacts résiduels sont considérés comme faibles à négligeables.
Sur le plan paysager, le projet bénéficiera également de la conservation des haies existantes, la plantation d'arbres et d'arbustes. Il sera prévu une intégration des locaux techniques dans leur environnement avec des aspects visuels adaptés et le maintien de distances de recul vis-à-vis des voies et habitations afin de limiter la visibilité des installations
À l'issue de son exploitation, l'ensemble des équipements sera démantelé et les différents composants orientés vers les filières de recyclage adaptées. La vocation agricole des terrains sera maintenue.
Le projet s'inscrit ainsi dans une démarche de transition énergétique conciliant production locale d'électricité renouvelable, maintien d'une activité agricole et adaptation au changement climatique.
