Le 19 juin 2026

Numérique / Data centers : deux documents de l'Arcep

Enquête annuelle « Pour un numérique soutenable »

Conformément à la mission qui lui est confiée par le législateur de mesurer l’impact environnemental du numérique en France, l’Arcep collecte des indicateurs auprès des acteurs du numérique et restitue ces informations dans une publication : l’enquête annuelle « Pour un numérique soutenable », accompagnée d’une synthèse infographique.

Avec cette enquête, l’Arcep poursuit quatre objectifs :

  1. informer les citoyens, les acteurs publics et l’ensemble des parties prenantes sur les impacts environnementaux du numérique ;
  2. identifier les activités des acteurs économiques susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement ;
  3. inciter les acteurs à cibler leurs actions vers les mesures les plus efficaces en matière d’impact environnemental ;
  4. suivre l’évolution de ces indicateurs dans le temps, afin d’apprécier les effets des actions de protection de l’environnement menées par les entreprises et de fournir des éléments pertinents pour l’évaluation des politiques publiques sur le numérique et l’environnement et, en particulier, des actions de l’Autorité en la matière.

En 2024 malgré une amélioration de leur efficacité, la consommation d’électricité et les émissions de gaz à effet de serre des centres de données continuent de progresser. 

Par ailleurs, malgré un nombre limité de nouvelles implantations, la capacité informatique totale des centres étudiés continue de progresser fortement. Cette hausse reflète un changement progressif d’échelle des capacités informatiques des nouveaux centres. 

L’activité des centres de données reste très concentrée géographiquement. En 2024, 90 % de la capacité informatique et de la consommation électrique totales des centres de données étudiés sont concentrés dans les Hauts-de-France, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Ile-de-France. Cette dernière accueille à elle seule 56 % des centres étudiés et représente plus de 70 % de la capacité informatique et de la consommation d’électricité de l’ensemble des centres de données étudiés. 

Rapport « Intelligence artificielle générative : quels défis environnementaux ? »

"Régulateur des infrastructures numériques, l’Arcep s’est donné pour objectif, dans le cadre de sa stratégie Ambition 2030, de veiller à ce que ces infrastructures soient accessibles partout, pour tous et pour longtemps. L’adoption fulgurante des services d’Intelligence Artificielle (IA) générative par le grand public et les entreprises (48 % des Français l’utilisaient déjà en 2025 (+28 points en deux ans), selon l’édition 2026 Baromètre du numérique), le potentiel d’innovation et les perspectives de développement de cette technologie, soutenue par des investissements massifs, conduisent l’Arcep à en examiner les conséquences pour les utilisateurs et sur ses missions de régulation. 

Une première série de travaux a donné lieu à un rapport, en janvier 2026, sur l’impact de l’IA générative sur l’ouverture d’internet. Le second rapport, publié ce jour (21 mai 2026), s’inscrit dans la continuité des précédents travaux sur l’empreinte environnementale du numérique, dans l’objectif stratégique d’« améliorer et partager la connaissance des impacts environnementaux du numérique ».

Un rapport nourri des échanges avec de nombreux experts, une revue de la littérature scientifique et des tests inédits réalisés avec le Pôle d’expertise de la régulation numérique (PEReN). 

L’Arcep présente une synthèse des connaissances sur les impacts environnementaux de l’IA générative, permettant de fournir de premières évaluations et de faire émerger des leviers d’actions. Cette synthèse s’appuie sur une revue de la littérature scientifique et institutionnelle, sur l’audition de nombreux experts issus des secteurs privé, public, académique et associatif, ainsi que sur une collaboration avec le Pôle d’expertise de la régulation numérique (PEReN) qui a permis la réalisation de tests inédits sur la consommation électrique en phase d’utilisation (aussi appelée phase d’inférence) de plusieurs modèles d’IA générative.

Parmi les principaux enseignements du rapport : un manque de transparence des concepteurs de modèles et des fournisseurs de service d’IA sur les impacts environnementaux de leurs modèles et la phase d’inférence amenée à devenir un enjeu significatif en raison de la croissance des usages.

(…) Afin de s’assurer que l’IA et ses infrastructures se déploient dans des conditions compatibles avec les limites planétaires et permettant ainsi aux générations futures de bénéficier de son potentiel, l’Arcep formule quatre axes d’actions couvrant neuf recommandations. Ces recommandations s’articulent avec le cadre législatif européen, en vigueur ou à venir. L’Arcep a d’ailleurs formulé des propositions en ce sens dans le cadre des consultations publiques de la Commission européenne. (…)"

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L'Arcep - Autorité administrative indépendante des acteurs économiques et du pouvoir politique, l’Arcep est chargée d’assurer la régulation des infrastructures numériques (télécoms, services de partage des données), du secteur postal et de la distribution de la presse. Son ambition stratégique à l’horizon 2030 est de veiller à doter le pays d'infrastructures numériques accessibles partout, pour tous et pour longtemps. L'Arcep est dirigée par un collège de sept membres. Cliquez ici pour en savoir plus.