"Les intercommunalités ont depuis 2015 la compétence de l’aménagement, de la gestion et de la requalification des zones d’activité économique (ZAE), et depuis 2021 l’obligation de réaliser l’inventaire des Zones d'Activité Economique (loi Climat & Résilience), la connaissance du foncier économique se développe et doit permettre dans un deuxième temps de construire des stratégies à long terme.
Les Zones d'Activité Economique (ZAE) en 2025 chiffres :
- 15 000 ZAE
- 309 256 hectares d’emprise
- 400 000 entreprises
- 7,7 millions de salariés dont 2/3 d’emplois industriels
(…)
Les tendances du baromètre
Malgré les difficultés économiques, plus de 60 % des intercommunalités ont reçu autant de demandes d’implantation ou d’extension nécessitant du foncier économique ou davantage que les années précédentes.
8 intercommunalités sur 10 refusent des projets - Le constat d'un manque de foncier économique disponible se renforce depuis 2022, ce qui pose des difficultés en termes de développement économique des territoires : en 2026, 81 % des intercommunalités doivent refuser des projets par manque de foncier disponible (contre 67% en 2022). Un manque de disponibilité de foncier économique sur l’ensemble du territoire pourrait survenir dès 2027.
Cette pénurie est davantage marquée dans les espaces urbains et péri-urbains où d’autres usages du foncier font concurrence aux entreprises. D’autres facteurs renforcent les difficultés :
- L’inadéquation entre les sites disponibles et les besoins exprimés par les entreprises (27% des EPCI), par exemple sur la surface nécessaire, la possibilité de louer au lieu d’acheter,
- L’allongement des délais d’implantation, liés aux procédures d’urbanisme et environnementales (26%).
Enfin, les questions d’acceptabilité environnementale pour les projets industriels et logistiques constituent un frein pour 61% des intercommunalités.
Malgré le manque de surface disponible, le panorama montre également une baisse des opérations de densification des ZAE (-22%) et une stagnation des opérations de recyclage foncier, qui restent un levier couramment utilisé (61% des communes).
La majorité des opérations de requalification identifiées concernent la réhabilitation d’espaces publics et de la signalétique (55%), viennent ensuite les opérations d’optimisation du foncier (31%) et la requalification du sol et du bâti (14%)."